Le panthéon maya rassemble les divinités vénérées par les peuples mayas, une civilisation florissante en Mésoamérique entre 2000 av. J.-C. et le XVIème siècle. Contrairement à d'autres systèmes religieux, la mythologie maya ne possède pas de structure unifiée : chaque cité-État développe ses propres traditions. On retrouve toutefois des figures communes, transmises notamment par le Popol Vuh, texte sacré des Mayas K'iche'. Ce récit fondateur raconte la création du monde et l'origine de l'humanité, façonnée à partir du maïs par les dieux mayas.
Les dieux mayas possèdent souvent plusieurs aspects, tantôt bienveillants, tantôt destructeurs. Itzamná, dieu du ciel et de la sagesse, incarne la connaissance et l'écriture. Kukulkan, le célèbre serpent à plumes, symbolise le vent et la résurrection. Chaque divinité gouverne un domaine précis : agriculture, pluie, guerre ou mort. Cette multiplicité reflète la vision maya d'un univers en perpétuel équilibre entre forces opposées. La religion maya intègre également des êtres surnaturels intermédiaires, esprits de la nature et ancêtres divinisés.
Au cœur de la cosmogonie maya se trouve le Xibalba, l'inframonde gouverné par des seigneurs de la mort. Le Popol Vuh décrit ce lieu comme un espace souterrain peuplé de divinités cruelles qui mettent à l'épreuve les âmes des défunts. Les héros jumeaux Hunahpú et Xbalanque y descendent pour affronter ces dieux et venger leur père. Ce mythe illustre le cycle perpétuel de mort et de renaissance, central dans la mythologie maya. Le Xibalba influence encore aujourd'hui l'imaginaire culturel d'Amérique centrale.
Malgré la colonisation espagnole, le panthéon maya survit à travers les pratiques rituelles des communautés mayas contemporaines. Certaines cérémonies intègrent encore des offrandes aux anciens dieux mayas, mêlées au catholicisme. La religion maya connaît aussi un regain d'intérêt grâce à la culture populaire : jeux vidéo, films et romans s'inspirent de ses récits. Comprendre cette mythologie maya permet d'appréhender une vision du monde où l'humain, la nature et le divin forment un tout indissociable.
Les dieux mayas les plus importants incluent Itzamná (dieu créateur et du ciel), Kukulkan (serpent à plumes), Chaac (dieu de la pluie), Ixchel (déesse de la lune et de la fertilité) et les seigneurs du Xibalba. Chaque divinité gouverne un aspect essentiel de la vie quotidienne ou du cosmos dans la mythologie maya.
Le Xibalba représente l'inframonde dans la religion maya. Situé sous la surface terrestre, il abrite les dieux de la mort et sert de lieu de passage pour les âmes défuntes. Selon le Popol Vuh, on y accède par des grottes ou des gouffres naturels, considérés comme des portes vers ce royaume souterrain.
Kukulkan est la version maya du serpent à plumes, tandis que Quetzalcóatl appartient au panthéon aztèque. Ces deux divinités partagent des attributs similaires : le vent, la connaissance et la résurrection. Leur ressemblance témoigne des échanges culturels entre civilisations mésoaméricaines, bien que leurs mythes diffèrent dans les détails.
Oui, la religion maya persiste sous des formes syncrétiques au Guatemala, au Mexique et au Belize. Des communautés mayas continuent de pratiquer des rituels ancestraux, souvent mêlés au catholicisme. Le panthéon maya et ses récits fondateurs restent des éléments identitaires forts pour des millions de descendants des anciens Mayas.