Icône Maya

Chaac

Icône Divinité
Chaac - Dieu de la pluie
Chaac - Faiseur de pluie
Chaac - Le centre d'un cycle
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Les Grandes Lignes

Dans le panthéon maya, peu de divinités occupent une place aussi centrale que Chaac, le dieu maya de la pluie, du tonnerre et de la foudre. Pour une civilisation dont la survie repose sur l'agriculture, et notamment sur la culture du maïs, contrôler les précipitations représente un enjeu existentiel. C'est pourquoi Chaac (également orthographié Chac ou Chaahk en maya classique) est vénéré avec autant de ferveur que le dieu créateur Itzamna lui-même. Armé de sa célèbre hache de foudre, il frappe les nuages pour libérer la pluie, assurant ainsi la fécondité des terres et la prospérité des hommes.

La singularité de Chaac réside dans sa nature multiple. Il existe sous la forme de quatre Chaacs, chacun associé à un point cardinal et à une couleur rituelle : Chac Xib Chaac (rouge, Est), Sac Xib Chaac (blanc, Nord), Ek Xib Chaac (noir, Ouest) et Kan Xib Chaac (jaune, Sud). Cette quadruple manifestation traduit la vision cosmologique des Mayas, pour qui chaque direction du monde possède sa propre énergie et son propre gardien céleste. Selon les sources, ces quatre entités sont tantôt perçues comme des aspects d'un même dieu, tantôt comme ses assistants divins.

Les représentations iconographiques de Chaac le montrent avec un corps humain recouvert d'écailles reptiliennes, un long nez en trompette caractéristique, des crocs recourbés vers le bas et des spirales sous les yeux évoquant des larmes, qui sont peut-être celles qui donnent naissance à la pluie. Dans le style classique, il porte souvent un coquillage en ornement d'oreille, un bouclier et sa hache de foudre, personnifiée par le dieu K'awiil. On retrouve son visage sculpté sur les façades des temples de style Puuc, notamment à Uxmal et à Chichén Itzá, où des centaines de masques à son effigie témoignent de l'importance de son culte.

Le codex de Dresde, l'un des rares manuscrits mayas à avoir survécu à la conquête espagnole, consacre une part considérable de ses pages à Chaac, la divinité y apparaissant pas moins de 134 fois. Ce document précieux détaille ses domaines d'intervention et ses liens avec les cycles calendaires. Aujourd'hui encore, certaines communautés mayas du Yucatán pratiquent la cérémonie du Cha-Chaac pour implorer la pluie, perpétuant ainsi une tradition millénaire. En 2024, l'installation d'une statue de Poséidon à Progreso a même suscité la controverse parmi les habitants, preuve que la croyance en Chaac reste bien vivante dans la région.

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Questions fréquentes

Qui est Chaac dans la mythologie maya ?

Chaac est le dieu maya de la pluie, du tonnerre et de la foudre. Il fait partie des divinités les plus importantes du panthéon maya, au même titre qu'Itzamna. Son rôle est d'assurer les précipitations nécessaires à l'agriculture maya, notamment la culture du maïs. Il est souvent représenté avec un long nez en trompette, des crocs et une hache de foudre qu'il utilise pour frapper les nuages.

Pourquoi existe-t-il quatre Chaacs ?

Les Mayas associent chaque point cardinal à une couleur et à une énergie spécifique. Les quatre Chaacs incarnent cette vision cosmologique : Chac Xib Chaac (rouge) à l'Est, Sac Xib Chaac (blanc) au Nord, Ek Xib Chaac (noir) à l'Ouest et Kan Xib Chaac (jaune) au Sud. Selon les interprétations, il s'agit soit de quatre manifestations d'une même divinité maya, soit de quatre assistants du dieu principal.

Quel est l'équivalent aztèque de Chaac ?

L'équivalent de Chaac chez les Aztèques est Tlaloc, le dieu de la pluie et de la végétation. Chez les Zapotèques, on retrouve Cocijo. Ces divinités partagent des attributs similaires et témoignent de l'importance des dieux de la pluie dans l'ensemble de la Mésoamérique, où l'agriculture dépend étroitement des précipitations saisonnières.

Où peut-on voir des représentations de Chaac ?

Les sites archéologiques d'Uxmal et de Chichén Itzá, situés dans la péninsule du Yucatán, abritent de nombreuses représentations de Chaac. Le Palais des Masques de Kabah présente des centaines de masques à son effigie. Le codex de Dresde, conservé à la Bibliothèque d'État de Saxe en Allemagne, contient également 134 représentations du dieu maya de la pluie.

La cérémonie du Cha-Chaac existe-t-elle encore ?

Oui, la cérémonie du Cha-Chaac est toujours pratiquée par certaines communautés mayas yucatèques. Ce rituel ancestral consiste en un banquet cérémoniel pour invoquer les divinités de la pluie. Quatre garçons y miment traditionnellement le chant des grenouilles, animaux associés à l'eau. Cette cérémonie témoigne de la persistance des croyances préhispaniques dans le Yucatán contemporain.

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Citations

"Les pages font référence aux piliers de l'univers et aux diverses manifestations du dieu de la pluie, Chaac. Pour les Mayas, l'origine du temps est étroitement liée à l'origine de la pluie."

Codex de Dresde

"Dans sa peine, Chaac abattit sa hache sur le ciel, et de la blessure tombèrent des larmes de regret. Depuis lors, Chaac a choisi une vie libre d'orgueil et d'égoïsme, se consacrant uniquement à l'humanité. Ainsi poussent les récoltes. Ainsi survit le peuple. Telle est la puissance de Chaac, dieu de la pluie. "

Hi-Rez Studios, SMITE

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