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Popol Vuh

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Popol Vuh - Mythes des mayas
Popul Vuh - Un registre précieux
Popol Vuh - Mythes et légendes
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Les Grandes Lignes

Le Popol Vuh, que l'on traduit par "Livre du Conseil" ou "Livre de la Communauté", est le texte fondateur de la mythologie maya. Ce livre sacré appartient au peuple Quiché, l'une des principales ethnies mayas originaires des hauts plateaux du Guatemala. Il rassemble les récits cosmogoniques, les exploits des héros jumeaux et l'histoire des lignées royales qui ont façonné cette civilisation. Considéré comme l'équivalent mésoaméricain de la Genèse biblique, le Popol Vuh offre une vision unique de la création du monde selon les anciens Mayas.

L'histoire du Popol Vuh est elle-même une aventure remarquable. Transmis oralement pendant des siècles, le texte est retranscrit en alphabet latin vers 1550 par un auteur Quiché anonyme, peu après la conquête espagnole. Le manuscrit reste dans l'ombre jusqu'au début du XVIIIème siècle, lorsque le prêtre dominicain Francisco Ximénez le découvre à Santo Tomás Chichicastenango et en réalise une copie bilingue en quiché-espagnol. En 1861, l'abbé français Charles Étienne Brasseur de Bourbourg publie la première traduction française, faisant connaître ce trésor au monde occidental. Aujourd'hui, le manuscrit original est conservé à la Newberry Library de Chicago.

Le contenu du Popol Vuh se divise en plusieurs parties essentielles. La première raconte la création du monde maya par les dieux **Tepeu et **Gucumatz, le Serpent à Plumes. Après plusieurs tentatives infructueuses, les divinités façonnent enfin l'humanité à partir de maïs, céréale sacrée au cœur de la culture maya. La deuxième partie narre les exploits des héros jumeaux, **Hunahpu et **Xbalanque, qui descendent dans Xibalba, le monde souterrain, pour affronter les Seigneurs de la Mort et venger leur père. Leur victoire leur permet de s'élever au ciel pour devenir le Soleil et la Lune.

Le Popol Vuh dépasse le simple statut de document historique. En 2012, le Guatemala l'a déclaré patrimoine culturel immatériel de la nation. Pour les communautés Quiché contemporaines, ce texte reste une source de sagesse spirituelle et d'identité culturelle. Les rituels, les cérémonies et même les récits oraux des Mayas modernes continuent de puiser dans ces mythes ancestraux. Le livre sacré maya inspire également de nombreux artistes, du muraliste mexicain Diego Rivera au compositeur Edgard Varèse, témoignant de sa portée universelle.

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Questions fréquentes

Que signifie "Popol Vuh" ?

Le terme Popol Vuh se traduit littéralement par "Livre de la Natte" ou "Livre du Conseil". Dans la culture Quiché, la natte tissée symbolise le trône royal et le lieu de rassemblement communautaire. Le nom évoque ainsi un texte destiné à être récité lors des conseils, transmettant la sagesse collective du peuple maya.

Comment les dieux créent-ils l'humanité selon le Popol Vuh ?

Dans le Popol Vuh, les dieux Tepeu et Gucumatz tentent trois fois de créer l'humanité. Les hommes de boue s'effritent, ceux de bois manquent d'âme et sont détruits par un déluge. C'est finalement avec le maïs blanc et jaune que les créateurs façonnent des êtres capables de pensée, de parole et d'adoration. Cette version explique pourquoi le maïs est considéré comme sacré dans la mythologie maya.

Qui sont Hunahpu et Xbalanque ?

Hunahpu et Xbalanque sont les héros jumeaux du Popol Vuh. Nés de façon miraculeuse après la mort de leur père Hun-Hunahpu, ils grandissent pour devenir des chasseurs et des joueurs de balle exceptionnels. Leur quête les mène à Xibalba, le monde souterrain, où ils triomphent des Seigneurs de la Mort par la ruse. Après leur victoire, ils s'élèvent au ciel pour devenir le Soleil et la Lune.

Qu'est-ce que Xibalba dans la mythologie maya ?

Xibalba désigne le monde souterrain dans la mythologie maya. Son nom signifie "lieu de la peur" ou "lieu des morts". Gouverné par des seigneurs cruels comme Un-Mort et Sept-Mort, Xibalba est le théâtre des épreuves que doivent surmonter les héros jumeaux dans le Popol Vuh. Ce lieu symbolise les ténèbres, la mort, mais aussi la possibilité de renaissance.

Où peut-on lire le Popol Vuh aujourd'hui ?

Le manuscrit original du Popol Vuh, copié par Francisco Ximénez au début du XVIIIème siècle, est conservé à la Newberry Library de Chicago. Plusieurs traductions françaises existent, notamment celle de l'abbé Brasseur de Bourbourg et des éditions plus récentes comme celle de Pierre DesRuisseaux. Des versions numériques sont également disponibles sur des plateformes comme Internet Archive.

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Citations

"Ceci est le commencement de l'ancienne parole, ici en ce lieu appelé Quiché. Nous allons écrire maintenant sous la Loi de Dieu et du Christianisme ; nous allons le mettre en lumière parce que le Popol Vuh, comme on l'appelle, ne peut plus être vu."

Popol Vuh, Préambule

"Avant l'apparition de la terre, tout n'était que silence et obscurité. Seuls existaient le ciel et la mer, jusqu'à ce que les divinités Tepeu et Gucumatz ne créent les arbres, les animaux et l'homme."

Popol Vuh, Création

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