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Hachiman

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Hachiman - Le protecteur divin
Hachiman - Dieu des bannières
Hachiman - Influenceur du Bushido
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Les Grandes Lignes

Hachiman est l'une des divinités les plus vénérées du Japon. Ce dieu de la guerre et du tir à l'arc protège les guerriers et les samouraïs depuis plus d'un millénaire. Sa particularité réside dans sa double nature religieuse. Hachiman appartient à la fois au panthéon shinto et au panthéon bouddhiste. Il représente ainsi l'un des exemples les plus remarquables du syncrétisme religieux japonais. Ce dieu est identifié à l'empereur Ōjin divinisé, souverain semi-légendaire du IVe siècle. Son nom signifie "dieu des huit bannières" en référence aux étendards célestes qui apparaissent lors de la naissance de cet empereur. Hachiman occupe une place centrale dans la spiritualité japonaise et attire des millions de fidèles chaque année.

La légende raconte que l'esprit de l'empereur Ōjin se manifeste pour la première fois à Usa, dans la province de Kyushu, en 571. Ce souverain règne selon la tradition de 270 à 310 de notre ère. Il contribue à l'essor culturel du Japon en favorisant les échanges avec la Corée et la Chine. Au VIIIe siècle, la fusion entre shintoïsme et bouddhisme donne naissance à Hachiman Daibosatsu, le "grand bodhisattva Hachiman". Hachiman devient ainsi le premier kami japonais à recevoir une distinction bouddhiste. Le culte de Hachiman connaît une expansion considérable durant les époques Nara et Heian. Le clan Minamoto l'adopte comme divinité tutélaire car l'empereur Ōjin est leur ancêtre. Le célèbre guerrier Minamoto no Yoshiie prend même le surnom de "Hachiman Tarō", premier fils de Hachiman.

Hachiman incarne le protecteur du Japon tout entier. Lors des invasions mongoles du XIIIe siècle, les fidèles implorent son aide dans les sanctuaires. Les typhons qui détruisent les flottes de Kubilai Khan en 1274 et 1281 portent le nom de kamikaze, les "vents divins" attribués à l'intervention de Hachiman. Plus de 40 000 sanctuaires lui rendent hommage à travers l'archipel. Le plus célèbre est le Tsurugaoka Hachiman-gū de Kamakura, fondé par Minamoto no Yoritomo en 1180. Les colombes représentent ses messagères divines et le tomoe, motif en forme de virgules tourbillonnantes, constitue son emblème. La nature de Hachiman allie l'esprit martial à la compassion bouddhiste. Les fidèles l'invoquent pour obtenir protection militaire, prospérité et paix. Il veille également sur les enfants et assure la réussite des entreprises.

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Questions fréquentes

Qui est Hachiman dans la mythologie japonaise ?

Hachiman est le dieu japonais de la guerre, du tir à l'arc et de la protection des guerriers. Il compte parmi les divinités les plus populaires du Japon avec plus de 40 000 sanctuaires dédiés à son culte. Son rôle dépasse celui d'un simple dieu belliqueux. Hachiman protège les combattants plutôt qu'il n'encourage la violence. Il veille sur le Japon, la famille impériale et le peuple tout entier. Les samouraïs le considèrent comme leur patron spirituel depuis l'époque médiévale. Aujourd'hui encore, les Japonais visitent ses sanctuaires pour demander protection, réussite et prospérité. Le sanctuaire Tsurugaoka Hachiman-gū de Kamakura accueille plus de deux millions de visiteurs lors des trois premiers jours de l'année.

Pourquoi Hachiman est-il à la fois shintoïste et bouddhiste ?

Hachiman représente l'exemple le plus frappant du shinbutsu shūgō, la fusion entre shintoïsme et bouddhisme qui caractérise l'histoire religieuse japonaise. En 749, un oracle annonce que Hachiman souhaite aider à la construction du Grand Bouddha au temple Tōdaiji de Nara. En 781, la cour impériale lui confère le titre de Hachiman Daibosatsu, "grand bodhisattva Hachiman". Il devient ainsi le premier kami japonais à recevoir ce rang bouddhiste. Selon la théorie honji suijaku, le bouddha Amitabha constitue sa forme véritable. Les artistes le représentent parfois sous l'apparence d'un moine bouddhiste au crâne rasé, dans la forme appelée Sōgyō Hachiman. Cette double appartenance religieuse lui permet de transcender les frontières entre les deux traditions spirituelles majeures du Japon.

Quel est le lien entre Hachiman et l'empereur Ōjin ?

Hachiman est considéré comme la forme divinisée de l'empereur Ōjin, quinzième souverain du Japon selon la tradition. Ce monarque semi-légendaire règne au IVe siècle de notre ère. La légende raconte que son esprit se manifeste à Usa, dans l'actuelle préfecture d'Ōita, en 571. Son nom, Hachiman ou Yahata, signifie "dieu des huit bannières". Cette appellation fait référence aux huit étendards célestes qui apparaissent dans le ciel au moment de sa naissance. L'identification formelle entre Hachiman et l'empereur Ōjin apparaît pour la première fois vers 840 dans le texte Hachimangu mirokuji engi. Le puissant clan Minamoto adopte Hachiman comme divinité tutélaire car ses membres descendent de la lignée impériale à laquelle appartient Ōjin.

Où peut-on vénérer Hachiman au Japon ?

Le Japon compte plus de 40 000 sanctuaires dédiés à Hachiman, ce qui en fait le deuxième culte le plus répandu après celui d'Inari. Le sanctuaire principal est l'Usa Jingū, situé dans la préfecture d'Ōita sur l'île de Kyushu. Fondé en 725, il constitue le berceau du culte de Hachiman. L'Iwashimizu Hachiman-gū, établi en 859 près de Kyoto, protège la capitale impériale depuis le IXe siècle. Ses dix bâtiments sont classés Trésors nationaux. Le Tsurugaoka Hachiman-gū de Kamakura, fondé en 1180 par Minamoto no Yoritomo, représente le centre spirituel de l'ancien gouvernement des shoguns. Il accueille chaque année des cérémonies de tir à l'arc à cheval, le yabusame. Le Hakozaki-gū de Fukuoka joue un rôle important lors des invasions mongoles du XIIIe siècle.

Quels sont les symboles associés à Hachiman ?

La colombe constitue le symbole le plus reconnaissable de Hachiman. Ces oiseaux servent de messagers divins et apparaissent lors des manifestations du dieu à Usa. Ce choix peut surprendre pour un dieu guerrier, mais il souligne le rôle de Hachiman comme gardien de la paix plutôt que promoteur de la guerre. Le tomoe, motif composé de trois virgules tourbillonnantes formant un cercle, représente son emblème héraldique. Ce symbole orne les sanctuaires et les bannières des clans de samouraïs. Les trois éléments du tomoe évoquent le ciel, la terre et le monde souterrain. L'arc et les flèches rappellent sa fonction de dieu du tir à l'arc. Les objets sacrés conservés dans ses sanctuaires incluent souvent des étriers et des arcs, témoignant de son lien étroit avec les arts martiaux équestres.

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Citations

"Depuis l'établissement de notre État, la distinction entre seigneur et sujet est fixée. Jamais il n'y a eu occasion qu'un sujet devienne seigneur. Le trône de la Succession du Soleil Céleste sera donné à quelqu'un de la lignée impériale ; les personnes malfaisantes doivent être immédiatement balayées."

Shoku Nihongi

"Nous, guidant et invitant les dieux du ciel et de la terre, accomplirons certainement cette chose... Nous transformerons l'eau en vapeur pour la fonte ; nous fusionnerons notre corps avec l'herbe, les arbres et la terre. Cela s'accomplira sans obstacle."

Shoku Nihongi

"[...] depuis le Souverain Céleste Kamu-Yamato-Ihare-Biko jusqu'au règne auguste de Homuda constitue le Second Volume."

Empereur Ōjin, Kojiki

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