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Arès

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Arès - La guerre sanglante
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Arès - Des enfants particuliers
Arès - Complice d'adultère
Arès - Un dieu craint
Arès - Le saviez-vous ?
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Les Grandes Lignes

Arès incarne le dieu de la guerre dans la mythologie grecque, fils de Zeus et d'Héra, les souverains de l'Olympe. Contrairement à Athéna qui représente la stratégie militaire et la guerre réfléchie, Arès personnifie la violence pure, le carnage et la fureur incontrôlée des champs de bataille. Son nom évoque la destruction et le fléau, reflétant sa nature brutale. Les Romains l'assimileront plus tard à Mars, leur propre dieu de la guerre, bien que Mars bénéficie d'une vénération bien supérieure dans le panthéon romain. Arès entretient une relation amoureuse célèbre avec Aphrodite, déesse de l'amour et de la beauté, union qui symbolise le lien paradoxal entre passion et violence. De cette liaison naissent Phobos et Déimos, incarnations de la Peur et de la Terreur qui accompagnent leur père sur les champs de bataille, ainsi qu'Harmonie, offerte en mariage à Cadmos. Malgré son statut olympien, Arès demeure peu apprécié par les autres divinités, Zeus lui-même déclarant le haïr plus que tout autre dieu pour son amour de la discorde et des combats.

Le dieu guerrier apparaît traditionnellement revêtu d'une armure d'airain éclatante, le casque doré couvrant sa tête aux cheveux flamboyants, brandissant une lance redoutable et protégé par un bouclier imposant. Son équipage guerrier comprend un char tiré par quatre chevaux immortels et féroces qui le transportent d'un théâtre d'opérations à l'autre. Ses animaux sacrés reflètent son tempérament sanguinaire : le chien pour sa férocité, le vautour qui se repaît des cadavres sur les champs de bataille, et le serpent pour son caractère dangereux. La tradition le décrit comme un colosse à la stature impressionnante, capable de couvrir sept arpents de terre lorsqu'il s'effondre au sol. Sur le champ de bataille, Arès pousse des cris épouvantables capables de glacer le sang de dix mille guerriers. Il se lance au combat avec une folie belliqueuse, les yeux égarés par la soif de sang, indifférent à toute justice ou compassion. Son cortège habituel comprend Ényo, déesse des batailles, Éris la Discorde, ainsi que ses fils Phobos et Déimos qui sèment la terreur parmi les rangs ennemis.

Malgré sa puissance, Arès reçoit un culte limité en Grèce antique, bien loin de l'importance de Mars à Rome. Les Spartiates et les Thébains, peuples guerriers par excellence, lui vouent néanmoins une vénération particulière. La tradition le fait habiter en Thrace, région au climat rude peuplée de tribus belliqueuses, patrie légendaire des Amazones qu'on dit être ses filles. Durant la guerre de Troie racontée par Homère, Arès soutient les Troyens contre les Achéens, mais subit plusieurs humiliations : blessé par Diomède avec l'aide d'Athéna, il fuit vers l'Olympe en hurlant de douleur. Les mythes révèlent régulièrement sa faiblesse face à d'autres dieux ou héros, comme lors de sa capture par les géants Otos et Éphialtès qui l'emprisonnent treize mois dans une jarre de bronze. Sa figure traverse les millénaires et réapparaît dans la culture moderne à travers jeux vidéo comme God of War où Kratos affronte le dieu tyrannique, comics DC avec Wonder Woman, et films où il incarne l'antagoniste manipulateur orchestrant les guerres humaines depuis l'ombre.

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Questions fréquentes

Pourquoi Arès est-il si peu apprécié par les autres dieux de l'Olympe ?

Arès suscite l'aversion même parmi les divinités olympiennes en raison de son caractère violent, impulsif et sanguinaire. Zeus lui-même déclare dans l'Iliade le détester plus que tout autre dieu, lui reprochant de ne rêver que discordes, guerres et combats. Cette hostilité s'explique par sa nature incontrôlable qui provoque des conflits inutiles, y compris entre les immortels. Héra, sa propre mère, exprime également son mépris pour les sévices qu'il commet. Contrairement à Athéna qui représente l'aspect stratégique et honorable de la guerre, Arès incarne uniquement la brutalité aveugle et le carnage sans discernement. Les Grecs, qui valorisent la mesure, l'intelligence et la justice, ne peuvent s'identifier à cette divinité de la violence pure. Son culte reste donc marginal comparé aux autres Olympiens, réservé principalement aux peuples guerriers comme les Spartiates qui glorifient la guerre elle-même.

Quelle est la relation entre Arès et Aphrodite dans la mythologie grecque ?

Arès entretient une liaison amoureuse célèbre avec Aphrodite, déesse de l'amour et de la beauté, bien que celle-ci soit mariée à Héphaïstos, le dieu forgeron. Cette union adultère symbolise le lien paradoxal entre amour et violence, passion et destruction. De leur relation naissent plusieurs enfants : Phobos et Déimos, personnifications de la Peur et de la Terreur qui accompagnent Arès sur les champs de bataille, ainsi qu'Harmonie, déesse de la concorde. Le mythe le plus célèbre raconte comment Héphaïstos, averti de cette trahison, piège les amants dans un filet invisible qu'il forge puis les expose aux moqueries des autres dieux olympiens. Cette histoire illustre la dualité entre forces opposées mais complémentaires dans le panthéon grec. L'union d'Arès et Aphrodite représente également l'idée que la guerre et l'amour, bien qu'opposés, exercent tous deux un pouvoir irrésistible sur mortels et immortels.

Comment Arès est-il représenté dans la guerre de Troie selon Homère ?

Dans l'Iliade, Arès soutient activement le camp troyen contre les Achéens, marchant à la tête des troupes et semant la terreur parmi les Grecs. Cependant, Homère le dépeint sous un jour peu flatteur, multipliant les épithètes négatives : "fléau des mortels", "haïssable", "glouton de guerre". Le dieu subit plusieurs humiliations durant le conflit. Diomède, héros achéen aidé par Athéna, parvient à le blesser de sa lance, provoquant un cri assourdissant du dieu qui glace dix mille guerriers avant de fuir vers l'Olympe. Plus tard, Athéna l'affronte directement et l'étourdit d'un coup de rocher massif. Ces défaites révèlent que malgré sa puissance divine, Arès représente la force brute sans intelligence stratégique, facilement dominée par Athéna qui incarne la guerre réfléchie. Son rôle dans l'épopée démontre que la violence aveugle ne suffit pas face à la sagesse tactique et au courage maîtrisé.

Quels sont les mythes où Arès affronte Héraclès ?

Arès entre en conflit à plusieurs reprises avec Héraclès, le plus célèbre héros grec. Le mythe principal raconte comment Cycnos, fils d'Arès, attaque les pèlerins se rendant à Delphes, provoquant la colère d'Apollon qui envoie Héraclès régler le problème. Le héros tue Cycnos dans un duel, enrageant Arès qui défie alors Héraclès pour venger son fils. Malgré sa nature divine, Arès est blessé à la cuisse par le héros, protégé par Athéna qui détourne les coups du dieu. Cette défaite humiliante souligne la vulnérabilité d'Arès face aux champions bénéficiant de l'aide d'Athéna. D'autres enfants d'Arès périssent également sous les coups d'Héraclès durant ses douze travaux, notamment Diomède de Thrace qui nourrit ses juments de chair humaine. Ces récurrentes défaites face au héros mortels démontrent que la fureur guerrière du dieu ne peut prévaloir contre le courage héroïque soutenu par la sagesse divine.

Pourquoi Mars romain est-il plus vénéré qu'Arès grec ?

Bien que les Romains assimilent Mars à Arès, ces deux divinités présentent des différences fondamentales expliquant la vénération supérieure de Mars. Le dieu romain incarne non seulement la guerre mais aussi l'agriculture et la fertilité, devenant ainsi patron de deux activités essentielles au peuple romain. Mars occupe une place centrale dans la fondation mythique de Rome en tant que père de Romulus et Rémus, les jumeaux fondateurs de la cité. Il devient le dieu le plus important après Jupiter, et le premier mois du calendrier latin porte son nom. Auguste renforce considérablement son culte en le liant à la gloire militaire romaine. Les Romains, peuple de soldats-paysans, s'identifient pleinement à cette divinité multifacette. À l'inverse, les Grecs appréciant la mesure et l'intelligence ne valorisaient qu'Athéna pour l'aspect guerrier. Cette différence culturelle explique pourquoi Mars devient un pilier du panthéon romain tandis qu'Arès reste une figure marginale chez les Grecs.

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Citations

"Tu m'es le plus odieux de tous les Immortels qui habitent l'Olympe. Ton plaisir toujours, c'est la querelle, la guerre, et les combats. "

Homère, Iliade (Chant V)

"À Arès pourfendeur de boucliers, Cythérée enfanta Phobos et Deimos, qui, terribles, avec Arès destructeur, agitent les bataillons compacts des hommes dans la guerre. "

Hésiode, Théogonie

"Je te conférerai le pouvoir de détruire tes ennemis, en échange de quoi tu accepteras de me servir. "

God of War (2005), Santa Monica Studio
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