Maât incarne l'ordre cosmique dans la mythologie égyptienne et représente simultanément un concept philosophique et une divinité à part entière. Fille de Rê, le dieu solaire créateur, elle naît au moment même où l'univers émerge du chaos primordial des eaux du Noun. Son nom signifie littéralement "ce qui est droit" et englobe les notions de vérité, justice, équilibre, harmonie et ordre. Elle constitue l'antithèse absolue de l'isfet, ce chaos destructeur qui menace perpétuellement de replonger le monde dans le néant originel. Compagne de Thot, le dieu de la sagesse et de l'écriture, Maât assure la régulation des astres, des saisons et des actes des mortels comme des divinités. Elle accompagne quotidiennement Rê dans sa barque solaire qui traverse le ciel, l'aidant à repousser les assauts du serpent Apophis durant la nuit. Sans Maât, l'univers cesserait tout simplement d'exister, car elle maintient la cohésion entre tous les éléments du cosmos et garantit que chaque chose reste à sa place selon l'ordre établi par le Créateur lors de la naissance du monde.
La déesse se manifeste sous les traits d'une femme élégante coiffée d'une unique plume d'autruche verticale, son attribut le plus reconnaissable qui sert également de hiéroglyphe pour écrire son nom. Cette plume possède une particularité remarquable : ses barbes sont parfaitement symétriques le long de son axe central, symbolisant l'équilibre absolu. Maât porte généralement une robe moulante typique des déesses égyptiennes et tient dans ses mains le sceptre ouash ainsi que l'ankh, symbole de vie éternelle. Durant le règne d'Akhenaton et à certaines époques tardives, elle apparaît avec des ailes déployées qui matérialisent sa protection sur l'univers entier. L'élément qui lui correspond est l'air et sa peau arbore une teinte ocre jaune caractéristique. Contrairement aux autres divinités égyptiennes qui fusionnent fréquemment leurs identités dans des syncrétismes complexes, Maât conserve une essence unique et ne prête jamais son apparence à d'autres déesses. Elle représente parfois uniquement sa plume, qui flotte seule dans les représentations funéraires et symbolise à elle seule tous les principes qu'elle incarne dans leur forme la plus pure.
Le culte de Maât imprègne profondément toute la société égyptienne antique sans nécessiter de temples grandioses exclusifs. Hatchepsout lui érige un sanctuaire à l'intérieur du temple de Montou à Karnak, mais la déesse reçoit surtout un culte dans chaque temple d'Égypte sous forme d'offrande rituelle. Le pharaon, garant terrestre de l'ordre cosmique, présente quotidiennement une petite statuette de Maât aux divinités pour signifier qu'il gouverne selon ses principes. Le vizir, plus haut magistrat du royaume, porte le titre de "Prophète de Maât" et arbore son image sur sa poitrine comme gage de probité. Dans l'au-delà, Maât préside au jugement crucial des défunts dans la Salle des Deux Vérités où son rôle devient déterminant : sa plume est placée sur un plateau de la balance divine tandis que le cœur du mort repose sur l'autre. Si le cœur, siège de la conscience et des actes terrestres, s'avère plus lourd que la plume, le monstre Ammout le dévore et le défunt subit la seconde mort. Cette épreuve redoutable attend tous les Égyptiens sans exception, du plus humble paysan au pharaon lui-même, car devant Maât tous sont égaux.
Maât incarne l'ordre cosmique dans la mythologie égyptienne et représente simultanément un concept philosophique et une divinité à part entière. Fille de Rê, le dieu solaire créateur, elle naît au moment même où l'univers émerge du chaos primordial des eaux du Noun. Son nom signifie littéralement "ce qui est droit" et englobe les notions de vérité, justice, équilibre, harmonie et ordre. Elle constitue l'antithèse absolue de l'isfet, ce chaos destructeur qui menace perpétuellement de replonger le monde dans le néant originel. Compagne de Thot, le dieu de la sagesse et de l'écriture, Maât assure la régulation des astres, des saisons et des actes des mortels comme des divinités. Elle accompagne quotidiennement Rê dans sa barque solaire qui traverse le ciel, l'aidant à repousser les assauts du serpent Apophis durant la nuit. Sans Maât, l'univers cesserait tout simplement d'exister, car elle maintient la cohésion entre tous les éléments du cosmos et garantit que chaque chose reste à sa place selon l'ordre établi par le Créateur lors de la naissance du monde.
La déesse se manifeste sous les traits d'une femme élégante coiffée d'une unique plume d'autruche verticale, son attribut le plus reconnaissable qui sert également de hiéroglyphe pour écrire son nom. Cette plume possède une particularité remarquable : ses barbes sont parfaitement symétriques le long de son axe central, symbolisant l'équilibre absolu. Maât porte généralement une robe moulante typique des déesses égyptiennes et tient dans ses mains le sceptre ouash ainsi que l'ankh, symbole de vie éternelle. Durant le règne d'Akhenaton et à certaines époques tardives, elle apparaît avec des ailes déployées qui matérialisent sa protection sur l'univers entier. L'élément qui lui correspond est l'air et sa peau arbore une teinte ocre jaune caractéristique. Contrairement aux autres divinités égyptiennes qui fusionnent fréquemment leurs identités dans des syncrétismes complexes, Maât conserve une essence unique et ne prête jamais son apparence à d'autres déesses. Elle représente parfois uniquement sa plume, qui flotte seule dans les représentations funéraires et symbolise à elle seule tous les principes qu'elle incarne dans leur forme la plus pure.
Le culte de Maât imprègne profondément toute la société égyptienne antique sans nécessiter de temples grandioses exclusifs. Hatchepsout lui érige un sanctuaire à l'intérieur du temple de Montou à Karnak, mais la déesse reçoit surtout un culte dans chaque temple d'Égypte sous forme d'offrande rituelle. Le pharaon, garant terrestre de l'ordre cosmique, présente quotidiennement une petite statuette de Maât aux divinités pour signifier qu'il gouverne selon ses principes. Le vizir, plus haut magistrat du royaume, porte le titre de "Prophète de Maât" et arbore son image sur sa poitrine comme gage de probité. Dans l'au-delà, Maât préside au jugement crucial des défunts dans la Salle des Deux Vérités où son rôle devient déterminant : sa plume est placée sur un plateau de la balance divine tandis que le cœur du mort repose sur l'autre. Si le cœur, siège de la conscience et des actes terrestres, s'avère plus lourd que la plume, le monstre Ammout le dévore et le défunt subit la seconde mort. Cette épreuve redoutable attend tous les Égyptiens sans exception, du plus humble paysan au pharaon lui-même, car devant Maât tous sont égaux.
La plume d'autruche de Maât possède une symbolique profonde liée à son extrême légèreté et sa parfaite symétrie. Elle représente la pureté absolue, la vérité sans mensonge et l'équilibre idéal que chaque âme devrait atteindre. Dans le rituel de la pesée du cœur décrit au chapitre 125 du Livre des Morts, cette plume devient l'étalon moral universel : le cœur du défunt, qui contient toutes ses actions bonnes et mauvaises, est comparé au poids de la plume. Un cœur alourdi par les péchés, les mensonges et les injustices penchera inévitablement la balance vers sa perte. Seul un cœur aussi pur et léger que la plume de Maât permettra au défunt d'accéder au paradis des Champs d'Ialou. Cette métaphore puissante incite les Égyptiens à vivre vertueusement durant leur existence terrestre.
Le pharaon représente l'incarnation terrestre de Maât et son premier devoir consiste à maintenir l'ordre cosmique dans toute l'Égypte. Cette mission fondamentale se résume en deux maximes complémentaires : "in maat" (amener Maat, c'est-à-dire organiser le pays et assurer son unité) et "der isfet" (repousser l'isfet, combattre le chaos et les ennemis). Chaque matin, lors des rituels du culte divin, le pharaon présente symboliquement une statuette de Maât aux dieux pour leur démontrer qu'il agit conformément à ses principes. En retour, les divinités lui accordent vie, domination et force victorieuse. Sur les murs des temples, les scènes montrent systématiquement cette offrande rituelle qui légitime le pouvoir royal. Si le pharaon faillit à cette mission sacrée, le chaos menace de submerger l'Égypte et l'équilibre cosmique se trouve rompu.
Cette dualité constitue une particularité fascinante de la pensée égyptienne où l'abstraction et la personnification coexistent harmonieusement. Maât désigne la déesse anthropomorphe qui apparaît dans les récits mythologiques, accompagne Rê dans sa barque et préside au jugement des défunts. La maât (écrite en minuscule) représente le concept philosophique d'ordre, justice, vérité et équilibre que doivent respecter tous les êtres. Les Égyptiens ne distinguent pas rigidement ces deux aspects car vivre selon la maât équivaut à honorer la déesse Maât. Le terme oscille naturellement entre ces deux acceptions selon le contexte d'utilisation. Dans les temples, on vénère Maât la déesse par des offrandes rituelles, tandis que dans la vie quotidienne, on applique la maât en rendant justice équitablement et en vivant dans l'harmonie avec sa communauté.
Maât régule l'univers entier à travers sa présence constante auprès des forces créatrices. Elle voyage quotidiennement dans la barque solaire de Rê qui traverse le ciel, illuminant le monde et repoussant les ténèbres. Durant la nuit périlleuse, elle aide le dieu solaire à combattre Apophis, l'incarnation du chaos qui cherche à engloutir la barque et plonger le monde dans les ténèbres éternelles. Elle assure également la succession régulière des saisons qui permettent l'agriculture et donc la survie de l'humanité. Sans son action incessante, les astres cesseraient leur course ordonnée, les saisons se détraqueraient et le monde retomberait dans le chaos primordial du Noun. Tous les dieux dépendent d'elle pour exercer correctement leurs fonctions et maintenir leurs domaines respectifs. Les mortels doivent également respecter ses lois énoncées dans les 42 confessions négatives du Livre des Morts.
Bien que moins présente dans la culture populaire contemporaine que d'autres divinités égyptiennes comme Anubis ou Bastet, Maât apparaît dans plusieurs œuvres modernes qui explorent la mythologie égyptienne. Le jeu vidéo Assassin's Creed Origins, qui reconstitue fidèlement l'Égypte ptolémaïque de 49 avant notre ère, intègre les concepts de maât dans sa narration et montre les temples où elle est vénérée. Des romans fantastiques contemporains exploitant l'univers égyptien mentionnent fréquemment le jugement de Maât et la pesée du cœur comme élément narratif central. La série de bandes dessinées Papyrus fait plusieurs références aux principes de Maât. Au-delà du divertissement, le concept philosophique de Maât influence certains penseurs qui y voient un ancêtre des théories de justice sociale et d'équilibre naturel. Son principe d'harmonie universelle résonne particulièrement dans notre époque troublée qui recherche équilibre et vérité.
"Ô Ounas, tu n'es pas parti mort, tu es parti vivant pour t'asseoir sur le trône d'Osiris. "
"Salut à toi, grand Dieu, Seigneur de Justice ! Je suis venu vers toi et je t'ai apporté ce qui est équitable, j'ai chassé pour toi l'iniquité."
"Ceux qui respectent Maat vivront éternellement dans les Champs d'Ialou."