Le Myobu désigne une catégorie spécifique de Kitsune dans le folklore japonais, celle des renards célestes bienveillants qui servent fidèlement la divinité Inari. Le terme Myobu lui-même fait référence aux dames de cour de rang moyen dans le Japon ancien, une appellation qui souligne le prestige et la noblesse de ces créatures spirituelles. Contrairement aux Nogitsune, renards sauvages et malicieux associés à l'élément du vide, les Myobu incarnent l'élément céleste et représentent la première classe des Kitsune supérieurs. Leur présence est considérée comme un signe de bon augure et de prospérité. Ces esprits renards agissent comme messagers divins entre Inari et le monde des humains, accomplissant les volontés de la divinité du riz, de la fertilité et du commerce. Dans les sanctuaires shinto dédiés à Inari, notamment le célèbre Fushimi Inari à Kyoto, des statues de renards blancs représentent ces Myobu. Les légendes japonaises racontent qu'ils protègent les récoltes en éliminant les rongeurs qui menacent les champs de riz.
Les Myobu possèdent des attributs distinctifs qui les différencient des autres Kitsune. Leur pelage est généralement blanc ou doré, symbolisant leur nature divine et leur pureté spirituelle. Ils portent souvent dans leur gueule des objets sacrés comme une clé du grenier à riz, un parchemin représentant leur rôle de messagers, ou un nyoi hōju, un joyau qui exauce les vœux. Comme tous les Kitsune, les Myobu acquièrent des queues supplémentaires avec l'âge et l'expérience, pouvant en posséder jusqu'à neuf après mille ans d'existence. Leurs pouvoirs incluent la capacité de se métamorphoser en humains, particulièrement en jolies jeunes femmes, de créer des illusions complexes, de lire dans les pensées et de contrôler certains éléments naturels. Le Kitsune-bi, le feu de renard produit en frottant leurs queues, constitue l'une de leurs manifestations magiques les plus emblématiques. Les Myobu maîtrisent également l'art de la divination et peuvent influencer positivement le destin des humains qu'ils protègent.
Le culte des Myobu s'inscrit profondément dans les traditions religieuses japonaises, particulièrement le shintoïsme. Dans les sanctuaires d'Inari répartis à travers tout le Japon, ces renards célestes sont vénérés comme des kamis protecteurs. Les fidèles leur font des offrandes de riz, de saké et de tofu frit, aliments réputés favoris des Kitsune. Les familles de samouraïs entretenaient des liens particuliers avec les Myobu, considérant leur présence comme un signe de prestige et leur magie comme une bénédiction. Le concept des Myobu apparaît dans les textes anciens comme le Konjaku Monogatari du onzième siècle, qui compile des récits japonais, chinois et indiens sur les esprits renards.
Le Myobu désigne une catégorie spécifique de Kitsune dans le folklore japonais, celle des renards célestes bienveillants qui servent fidèlement la divinité Inari. Le terme Myobu lui-même fait référence aux dames de cour de rang moyen dans le Japon ancien, une appellation qui souligne le prestige et la noblesse de ces créatures spirituelles. Contrairement aux Nogitsune, renards sauvages et malicieux associés à l'élément du vide, les Myobu incarnent l'élément céleste et représentent la première classe des Kitsune supérieurs. Leur présence est considérée comme un signe de bon augure et de prospérité. Ces esprits renards agissent comme messagers divins entre Inari et le monde des humains, accomplissant les volontés de la divinité du riz, de la fertilité et du commerce. Dans les sanctuaires shinto dédiés à Inari, notamment le célèbre Fushimi Inari à Kyoto, des statues de renards blancs représentent ces Myobu. Les légendes japonaises racontent qu'ils protègent les récoltes en éliminant les rongeurs qui menacent les champs de riz.
Les Myobu possèdent des attributs distinctifs qui les différencient des autres Kitsune. Leur pelage est généralement blanc ou doré, symbolisant leur nature divine et leur pureté spirituelle. Ils portent souvent dans leur gueule des objets sacrés comme une clé du grenier à riz, un parchemin représentant leur rôle de messagers, ou un nyoi hōju, un joyau qui exauce les vœux. Comme tous les Kitsune, les Myobu acquièrent des queues supplémentaires avec l'âge et l'expérience, pouvant en posséder jusqu'à neuf après mille ans d'existence. Leurs pouvoirs incluent la capacité de se métamorphoser en humains, particulièrement en jolies jeunes femmes, de créer des illusions complexes, de lire dans les pensées et de contrôler certains éléments naturels. Le Kitsune-bi, le feu de renard produit en frottant leurs queues, constitue l'une de leurs manifestations magiques les plus emblématiques. Les Myobu maîtrisent également l'art de la divination et peuvent influencer positivement le destin des humains qu'ils protègent.
Le culte des Myobu s'inscrit profondément dans les traditions religieuses japonaises, particulièrement le shintoïsme. Dans les sanctuaires d'Inari répartis à travers tout le Japon, ces renards célestes sont vénérés comme des kamis protecteurs. Les fidèles leur font des offrandes de riz, de saké et de tofu frit, aliments réputés favoris des Kitsune. Les familles de samouraïs entretenaient des liens particuliers avec les Myobu, considérant leur présence comme un signe de prestige et leur magie comme une bénédiction. Le concept des Myobu apparaît dans les textes anciens comme le Konjaku Monogatari du onzième siècle, qui compile des récits japonais, chinois et indiens sur les esprits renards.
Le Myobu et le Nogitsune représentent les deux grandes catégories opposées de Kitsune dans le folklore japonais. Le Myobu est un renard céleste bienveillant, directement associé à la divinité Inari et lié à l'élément des cieux. Il apporte chance, prospérité et protection aux humains. Le Nogitsune est un renard sauvage et sombre, non affilié à Inari, connecté à l'élément du vide. Malicieux et parfois malveillant, il aime jouer de mauvais tours aux humains. Alors que rencontrer un Myobu constitue un bon présage, croiser un Nogitsune peut s'avérer dangereux si l'on attire sa colère. Cette dualité reflète l'ambivalence des forces naturelles dans la spiritualité japonaise.
Les Myobu sont représentés par des statues de renards placées à l'entrée des sanctuaires shinto dédiés à Inari. Ces sculptures, généralement disposées par paires, montrent des renards tenant des objets symboliques dans leur gueule. Une clé représente l'accès au grenier à riz et la prospérité agricole. Un parchemin illustre leur rôle de messagers divins transmettant la sagesse d'Inari. Le nyoi hōju, un joyau sacré, symbolise leur pouvoir d'exaucer les vœux des fidèles. Un épi de riz rappelle la fonction première d'Inari comme divinité des récoltes. Les renards sont souvent représentés avec un pelage blanc ou doré, couleur associée à la pureté et au divin, ainsi qu'avec plusieurs queues indiquant leur ancienneté et leur puissance.
L'association entre les Myobu et Inari trouve ses racines dans l'histoire agricole du Japon. Inari, divinité du riz, de la fertilité et de la prospérité, a vu son culte se développer dès le quatrième siècle. Les renards blancs se révèlent naturellement bénéfiques aux agriculteurs car ils chassent les rongeurs qui menacent les récoltes de riz. Cette relation pragmatique se spiritualise au fil des siècles. Lors de la période Yamato, le clan Hata, qui vénère Inari, intègre les renards comme messagers sacrés de la divinité. Le terme Myobu, désignant les dames de cour, souligne le statut noble de ces renards au service d'Inari. Cette symbolique se renforce au 9ème siècle quand le moine Kūkai fait d'Inari une divinité protectrice du temple Tō-ji, consolidant l'image des renards comme intermédiaires entre le divin et l'humain.
Selon les légendes japonaises, les Myobu acquièrent la capacité de se métamorphoser en humains après avoir atteint l'âge de cent ans. Pour accomplir cette transformation, le folklore traditionnel décrit plusieurs rituels : le renard doit placer un roseau, une grande feuille ou même un crâne sur sa tête. Les Myobu prennent généralement l'apparence de belles jeunes femmes, de charmantes jeunes filles ou parfois d'hommes âgés, mais jamais de vieilles dames. De nombreux récits anciens narrent des histoires de Myobu épousant des humains sous forme féminine et fondant des familles. Les enfants issus de ces unions héritent souvent de dons surnaturels de leur parent Kitsune. Certains signes peuvent trahir leur véritable nature : une peur panique des chiens, une nervosité excessive en présence de miroirs qui révèlent leur vraie forme, ou la difficulté à dissimuler complètement leur queue.
Les Myobu et les Kitsune en général imprègnent massivement la culture populaire contemporaine. Dans l'univers des mangas et animés, Naruto met en scène Kurama, un renard à neuf queues qui partage des caractéristiques avec les Myobu malgré sa nature initialement hostile. Inuyasha présente plusieurs personnages Kitsune aux natures variées. Dans les jeux vidéo, la franchise Pokémon propose Goupix et Feunard, directement inspirés des renards mystiques japonais. Le jeu Okami célèbre la mythologie japonaise avec Amaterasu rencontrant divers esprits dont des Kitsune. League of Legends inclut le champion Ahri, une renarde à neuf queues. Les séries occidentales s'approprient également le concept, comme Teen Wolf qui explore la mythologie des Nogitsune et Myobu dans sa 3ème saison. Cette présence internationale témoigne de la fascination universelle pour ces créatures mythologiques japonaises.
"Dans l'ancien Japon, les renards et les hommes vivaient ensemble en harmonie."
"Le renard revint chaque nuit se coucher auprès de son époux sous forme humaine et repartit au lever du jour sous sa forme animale."