Neith compte parmi les plus anciennes divinités du panthéon égyptien. Son nom, dont l'étymologie demeure débattue, pourrait signifier "la Terrifiante" ou "l'Eau primordiale". Cette déesse préexiste à la création elle-même et incarne les forces primordiales du cosmos. Elle règne depuis la ville de Saïs, dans le Delta du Nil, où son temple constitue l'un des sanctuaires les plus vénérés d'Égypte. Neith se présente comme une déesse créatrice autonome qui engendre le monde par sa seule volonté. Les textes la désignent parfois comme la mère du dieu solaire Rê et du crocodile Sobek. Son antiquité lui confère une autorité immense parmi les dieux, au point que même Rê consulte ses conseils lors des conflits divins.
Neith se manifeste sous forme d'une femme portant la couronne rouge de Basse-Égypte. Elle tient généralement un arc et deux flèches, symboles de sa puissance guerrière. Une navette de tissage apparaît fréquemment dans son iconographie, rappelant qu'elle tisse la réalité elle-même sur son métier cosmique. Cette double nature de guerrière et de tisserande révèle sa maîtrise absolue de la création et de la destruction. Neith possède le pouvoir de créer par la parole, à l'instar du dieu Ptah. Elle prononce les noms des êtres et ceux-ci prennent forme. Son aspect aquatique la relie aux eaux primordiales du Noun, cet océan chaotique d'où émerge toute vie. Elle protège aussi les vivants et les morts grâce à ses flèches qui repoussent les forces hostiles.
Le culte de Neith rayonne depuis Saïs mais s'étend à travers toute l'Égypte. Les pharaons lui vouent une dévotion particulière et plusieurs reines portent son nom. Dans les rituels funéraires, Neith joue un rôle protecteur essentiel. Elle garde l'un des quatre vases canopes contenant les organes momifiés du défunt. Ses liens avec le tissage en font naturellement la patronne des bandelettes de momification qui enveloppent les corps pour l'éternité. Les prêtres invoquent son nom lors de l'emmaillotage rituel. Son culte perdure jusqu'à l'époque gréco-romaine où les Grecs l'assimilent à Athéna pour sa sagesse guerrière. Neith traverse ainsi plus de trois millénaires d'histoire égyptienne sans jamais perdre son statut de déesse primordiale.
Neith compte parmi les plus anciennes divinités du panthéon égyptien. Son nom, dont l'étymologie demeure débattue, pourrait signifier "la Terrifiante" ou "l'Eau primordiale". Cette déesse préexiste à la création elle-même et incarne les forces primordiales du cosmos. Elle règne depuis la ville de Saïs, dans le Delta du Nil, où son temple constitue l'un des sanctuaires les plus vénérés d'Égypte. Neith se présente comme une déesse créatrice autonome qui engendre le monde par sa seule volonté. Les textes la désignent parfois comme la mère du dieu solaire Rê et du crocodile Sobek. Son antiquité lui confère une autorité immense parmi les dieux, au point que même Rê consulte ses conseils lors des conflits divins.
Neith se manifeste sous forme d'une femme portant la couronne rouge de Basse-Égypte. Elle tient généralement un arc et deux flèches, symboles de sa puissance guerrière. Une navette de tissage apparaît fréquemment dans son iconographie, rappelant qu'elle tisse la réalité elle-même sur son métier cosmique. Cette double nature de guerrière et de tisserande révèle sa maîtrise absolue de la création et de la destruction. Neith possède le pouvoir de créer par la parole, à l'instar du dieu Ptah. Elle prononce les noms des êtres et ceux-ci prennent forme. Son aspect aquatique la relie aux eaux primordiales du Noun, cet océan chaotique d'où émerge toute vie. Elle protège aussi les vivants et les morts grâce à ses flèches qui repoussent les forces hostiles.
Le culte de Neith rayonne depuis Saïs mais s'étend à travers toute l'Égypte. Les pharaons lui vouent une dévotion particulière et plusieurs reines portent son nom. Dans les rituels funéraires, Neith joue un rôle protecteur essentiel. Elle garde l'un des quatre vases canopes contenant les organes momifiés du défunt. Ses liens avec le tissage en font naturellement la patronne des bandelettes de momification qui enveloppent les corps pour l'éternité. Les prêtres invoquent son nom lors de l'emmaillotage rituel. Son culte perdure jusqu'à l'époque gréco-romaine où les Grecs l'assimilent à Athéna pour sa sagesse guerrière. Neith traverse ainsi plus de trois millénaires d'histoire égyptienne sans jamais perdre son statut de déesse primordiale.
L'arc et les flèches symbolisent la dimension guerrière de Neith et son pouvoir de défense contre les forces chaotiques. Contrairement aux déesses égyptiennes plus tardives, Neith n'a besoin d'aucun dieu masculin pour exercer sa puissance destructrice. Ses flèches protègent l'ordre cosmique et repoussent les ennemis de Rê durant son voyage nocturne. Cette arme révèle aussi sa nature primordiale : elle frappe à distance, comme l'éclair qui jaillit du ciel originel. Les Égyptiens la considèrent ainsi comme une protectrice redoutable des pharaons au combat et des défunts dans l'au-delà.
Neith tisse littéralement le monde sur son métier cosmique. La navette qu'elle porte n'est pas un simple attribut artisanal mais l'instrument de la création elle-même. Selon les mythes, elle tisse la lumière du jour, les destins humains et même les corps des dieux. Cette métaphore du tissage exprime comment Neith entrelace tous les éléments de la réalité en un ensemble cohérent. Son rôle de tisserande divine explique aussi son association avec les bandelettes funéraires. Envelopper un mort dans des bandelettes revient à recréer symboliquement son corps pour la renaissance, exactement comme Neith a tissé le premier monde.
Certains textes affirment effectivement que Neith enfante Rê par sa seule volonté, sans partenaire masculin. Cette filiation souligne son antériorité absolue : elle existe avant même le soleil créateur. D'autres traditions présentent plutôt Neith comme la sage conseillère que Rê consulte lors des crises divines. Lors du conflit opposant Horus et Seth pour le trône d'Égypte, c'est vers Neith que les dieux se tournent pour trancher le litige. Sa sagesse primordiale dépasse même celle de Rê. Ces versions divergentes reflètent l'extrême ancienneté de Neith qui permet plusieurs généalogies mythologiques.
Neith protège les défunts à plusieurs niveaux. Elle garde d'abord l'un des quatre vases canopes, celui contenant l'estomac du mort sous la protection de son fils Douamoutef. Les formules funéraires l'invoquent régulièrement pour qu'elle enveloppe le corps du défunt dans ses bandelettes magiques, tissées de sa propre main divine. Ces bandelettes ne se contentent pas de préserver physiquement le corps : elles reconstituent symboliquement son intégrité spirituelle. Neith apporte aussi sa force guerrière pour défendre le mort contre les créatures hostiles qui peuplent le monde souterrain. Son arc céleste repousse les serpents et les démons qui menacent la renaissance du défunt.
Les Grecs établissent rapidement un parallèle entre Neith et Athéna en raison de leur sagesse guerrière commune et de leurs liens avec les arts textiles. Hérodote identifie formellement Neith à Athéna lors de son voyage en Égypte. Cependant, Neith possède une dimension créatrice et primordiale qu'Athéna ne partage pas vraiment. On pourrait aussi la rapprocher de déesses créatrices autonomes comme la babylonienne Tiamat ou certaines figures de déesses-mères préhistoriques. Mais Neith se distingue par sa combinaison unique de création cosmique, de puissance guerrière et de maîtrise funéraire qui en fait une figure véritablement singulière dans le paysage mythologique mondial.
"Je suis Neith, celle qui est venue à l'existence par elle-même. J'ai tissé le monde quand rien n'existait encore. Je suis la mère qui a enfanté Rê et j'ai émergé des eaux primordiales alors que la terre n'était pas née."
"Neith, la Tisserande Cosmique, celle dont l'arc ne manque jamais sa cible. Les anciens prêtres disent qu'elle a tissé le destin de l'Égypte bien avant que le premier pharaon ne foule le sable du Delta."